Impacts psychosociaux de la COVID longue – Valérie

 

Valérie frappe un mur émotionnellement à chaque fois que ses symptômes d’aggravent.

Témoignage écrit

Les rechutes, c’est ce qui est vraiment le plus difficile avec la COVID longue … parce qu’on ne sait jamais si on va vraiment revenir comme on était avant la rechute. Puis on ne sait jamais dans combien de temps non plus … Mais comme je dis, quand j’arrive dans une rechute, que là je frappe un mur et que je régresse énormément puis t’sais c’est sûr que quand qu’on vit des rechutes, bien en tout cas, pour ma part, les symptômes reviennent tellement en force, que non seulement je ne suis plus capable de faire qu’est-ce que j’étais capable de faire avant la rechute, mais en plus de ça, je dois composer avec des symptômes qui rendent ma vie très désagréable comme des sensations de brûlure, comme si j’avais un coup de soleil sur tout le corps. Des douleurs musculaires, articulaires, des maux de tête, tellement intense, que juste la lumière le soir, c’est l’enfer! L’hyper sensibilité sensorielle devient juste complètement hors contrôle, au point où je dois passer une grosse partie de ma soirée dans ma chambre, dans le noir, avec pas de bruit, rien. Ça, c’est les moments que je trouve le plus difficiles parce que je me retrouve encore dans une espèce de bulle de solitude, qui m’amène à … qui génère énormément d’anxiété aussi à ces moments-là, parce que justement t’sais on… Je ne peux comme rien faire, parce que là, je suis comme en surcharge. Puis à ce moment-là, c’est très facile pour le cerveau commencer à spinner comme on dit. À réfléchir à toutes sortes d’affaires puis se faire toutes sortes de scénarios.


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